QUI ÉTAIT ERNESTO CHE GUEVARA ?

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Il naît le 14 juin 1928 en Argentine. Révolutionnaire communiste, il rejoint un groupe dirigé par Fidel Castro et qui, après 2 ans de guérilla, prend le pouvoir à Cuba en renversant le dictateur Fulgencio Batista en 1959.Guevara devient procureur d’un tribunal révolutionnaire puis ministre. Il pousse Cuba à se rapprocher de l’Union soviétique. En 1965, pour avoir dénoncé l’exploitation du Tiers monde tant par le bloc occidental que par le bloc soviétique, il se brouille avec le président cubain, Fidel Castro, dont Moscou était était le principal soutien. Guevara quitte alors Cuba pour exporter ses thèses révolutionnaires. Il va au Congo, puis en Bolivie. C’est là qu’il est capturé et exécuté sommairement par l’armée le 9 octobre 1967. Il n’a que 39 ans. Che Guevara reste à ce jour un symbole des mouvements révolutionnaires. Il n’était pas intéressé par l’exercice du pouvoir. Il avait plutôt soif de combattre l’injustice, la misère des peuples et les gouvernements corrompus

Le corps du Che

Au matin du 8 octobre 1967, Ernesto Che Guevara et une dizaine de guérilleros sont encerclés par l’armée bolivienne à quelques kilomètres de La Higuera, petit village de Bolivie situé dans la précordillère andine. Capturé, le Che est exécuté le lendemain à La Higuera. Pour la première fois, trente-huit ans après l’événement, l’un des rares journalistes témoins de sa mort raconte en détail le moment où l’armée bolivienne, avec l’aide d’officiers américains et d’agents de la CIA, a transporté le corps du révolutionnaire d’origine argentine dans le village de Vallegrande, où des médecins ont « préparé » la dépouille mortelle du Che avant de la présenter aux médias du monde.

En 1967, il y a de cela pratiquement quarante ans, je résidais à Santiago du Chili, où je travaillais à l’université tout en écrivant pour le journal londonien The Guardian. En janvier de cette année-là, j’appris par des amis de la gauche chilienne que Che Guevara était en Bolivie ; en mars, la première manifestation de la guérilla se produisit. Dès le mois d’avril, une escouade de journalistes débarqua au campement de Ñancahuazú, proche de la ville pétrolière de Camiri. Peu de temps après, un petit groupe – dont faisait partie Régis Debray –, sorti du campement, fut capturé et ramené à Camiri. A la même période, à La Havane, étaient publiés les derniers écrits du Che, sous la forme d’un recueil intitulé Créer un, deux, trois… de nombreux Vietnam, un appel à la lutte adressé à la gauche internationale.

Je décidai de partir pour la Bolivie vérifier par moi-même si ce pays était réellement propice à une nouvelle guerre du Vietnam. Rares étaient les nouvelles au plan international sur la guérilla en Bolivie. Je pris donc, en août, le train transandin, qui partait du port chilien d’Antofagasta pour La Paz, siège du gouvernement bolivien

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